| En comparant les cercles de la zone
Or du dessin
3 avec une carte stellaire vue en situant Sirius
dans le centre de l’image. En regardant du sud
vers les grandes étoiles, nous pouvons observer
sur la droite l’alignement Sirius -Betelgeuse-Aldebaran
et sur la gauche celui de Sirius- Grands Jumeaux. Une
proposition qui a été retenue pour des
raisons que nous exposerons plus loin. La première
fut sans doute le fait que le plus grand cercle du groupe
—cromlech O— identifié comme Arcture
avec le cercle U, ne peut avoir d’équivalent
qu’avec Sirius, l’étoile la plus
brillante du firmament.
Supposition qui permet une première ébauche
de solution du sous-groupe Or, mis à part quelques
discordances astronomiques dont il faudra rechercher
l’explication à l’aide d’autres
disciplines. Disons alors, dans une première
approche astronomique:
« Cercle O: a du Grand Chien,
Sirius, de magnitude - 1,46.
« Cercle o18: a d’Orion,
Betelgeuse, de magnitude 0,4.
« Cercle o6: a du Taureau,
Aldebaran, de magnitude 0,9.
« Cercle o1: a des Gémeaux,
Castor, de magnitude 2.
« Cercle o2: b des Gémeaux,
Pollux, de magnitude 1,1.
Ceci étant dit, avant de poursuivre l’identification
du reste des cercles, il convient de donner quelques
explications. Ainsi, on peut observer les anomalies
suivantes:
• En premier lieu, en recherchant
l’alignement Sirius, Betelgeuse, Taureau, en arrivant
à Betelgeuse nous trouvons deux cercles sécants,
circonstance qui n’est pas nouvelle ; à
ce sujet, on rappelle —note 1— ce qui a
été dit dans Du cromlech pyrénéen,
en traitant le groupe 0100-03-22 Izurrizti II, page
431.
Lorsqu’on égrène séquentiellement
un groupe de cromlechs, en suivant un parcours cycle,
l’identification de cercles contigus est prévisible
puisque pour la plupart ils appartiennent à des
représentations voisines dans le ciel ; nous
avons vu ainsi que sous l’extrémité
ouest d’Andromède, nous avons trouvé
le Bélier, comme il se doit dans les cieux, et
en continuant l’alignement marqué par les
cercles, on a montré Persée et Taureau,
jusqu’à terminer avec une ligne de cercles
sous la présence de Ku. Une fois caché
le Poisson et arrivés sous la férule d’
Or on peut s’attendre à ce que la séquence
continue : Taureau, Orion, le Lièvre, est des
Gémeaux, Grand Chien, ouest des Gémeaux,
etc. Les cercles sous la ligne discontinue du dessin
3 prennent un sens stellaire dès le premier
coup d’oeil, en tenant compte de la ‘carte
stellaire’ 4 et de la table 3. De même,
dans les références données dans
plus d’une tablette babylonienne, ainsi, l’astrolabe
que montre la tablette KAV 218, le mois Tammuz y est
défini par Mul Kaksisà, Mul Mastaba et
Mul Sulpae, alors que le mois suivant, Ab, est indiqué
par Mul Pan, Mul Mastabbagal et Mul Margidda; par ailleurs,
la tablette BM 78161 mentionne avec d’autres le
Gu III, formé de l’étoile qui est
derrière les Grands Jumeaux, ??Gem —elle-même
ziqpu XIX, sur la tablette AO 6478—, ? Gem des
Petits Jumeaux et la Flèche-Lance Kaksisà,
? CMa, selon des informations obtenues de Hunger, Pingree,
Horowitz etc., qui donnent une bonne base historique
et astronomique au crp. Alors, en centrant la carte
en regardant vers le sud, comme dans l’interprétation
sous Ku, on remarque au centre et en bas Sirius et on
peut y référencer le plus beau du firmament,
qui sur l’axe S.-N., entraîna, dans un GU-ZIQPU
paradigmatique, Sirius, les Grands Jumeaux et Kochab.
Parmi les grandes étoiles, à gauche de
la ligne qui relie Sirius—O— avec Castor
et Pollux — o1-o2—, alors que, à
hauteur de Betelgeuse —o17-o18— on voit
qu’il nous manque Procion et, avec sa référence,
en regardant la géométrie et l’ordre
célestes, il convient de chercher, à gauche
de ces cercles, à la même hauteur, des
représentants du Cancer, du Lion et de l ‘Hydre.
Tout bien considéré,
l’alignement de Sirius avec les étoiles
et les cercles, situés au nord de celui-ci sur
la carte 4 et le dessin 3, devrait servir à réaliser
une estimation de la date de construction du groupe;
cependant, on ne le fait pas à cette occasion
car on pense, que pour ce faire, des moyens plus sophistiqués
et plus précis que ceux utilisés devraient
être employés pour élaborer le dessin
du groupe ; néanmoins, la date de 540 a. C. qu’on
utilise de façon générale pour
les calculs de tables, depuis le groupe 0200-02-03,
Oianleku norte, semble assez approchante pour la simple
raison qu’avec elle on obtient des résultats
consistants et cohérents.
Les diamètres des cercles sécants o1-o2
, si on applique des mesures d’astronomie moderne,
ne concordent pas avec les brillances des étoiles
avec lesquelles on les a comparés ; on dirait
qu’ils sont déviés, observation
qui peut être dûe à ce qu’à
l’époque de la construction du crp, les
brillances des étoiles étaient différentes
des actuelles, une hypothèse dont on trouve une
référence historique avec Richard H. Allen,
qui, au sujet de la brillance de Castor et Pollux, nous
dit dans Star Names, page 232: « … astronomers,
generally are agreed that there has been inversion of
their brilliancy during the last three centuries.»
C’est-à-dire que les astronomes sont généralement
d’accord sur le fait que, comme il apparaît
dans La Couronne, il y a eu une inversion de la brillance
de Castor et de Pollux au cours des trois derniers siècles.
D’autre part, on remarque que,
en dehors d’un autre ? Cet supposé et répété
pour le cercle o14, la séquence qui dans le sous-groupe
Ku terminait en k7 —Aldebaran—, continue
dans le sous-groupe Or avec la même étoile,
qui peut être aussi comparée au cercle
o6. Les cercles qui entourent Aldebaran, du o11 au o13
et o20, o21 et o22, sont assimilables, si on utilise
les même critères que ceux ayant servi
à décoder le sous-groupe Ku, aux étoiles
qui entourent ? Tau au sud, qui ne sont pas vraiment
fondées comme l’indiquent les diamètres
des cercles mais qui, une fois éliminées
d’autres solutions, nous en donne une congruente
comme celle-ci:
« Cercle o11: l d’Orion,
Meissa, de magnitude 3,66.
« Cercle o19: f d’Orion,
de magnitude 4,09.
« Cercle o20: f 1 d’Orion,
de magnitude 4,41.
« Cercle o12: p 3 d’Orion,
Lulal, de magnitude 3,19.
« Cercle o13: du Taureau.
« Cercle o21: p 4 d’Orion,
Latarak de magnitude 3,69 v.
« Cercle o14: a de la Baleine,
de magnitude 2,5.
« Cercle o22:? d’Éridan.
.
Le groupe qui nous occupe et tout le crp sont un modèle
d’astronomie empirique ; ce sous-groupe Or semble
une photo figée des étoiles qui accompagnaient
Sirius au moment de sa culmination, à peu d’exceptions
et d’anomalies près : on entrevoit une
étoile du Nord, et??Gem, ou mieux les Gémeaux,
bien que sans savoir pourquoi encore, ils s’incrustent
matériellement dans ? Ori. La référence
simultanée au nord, dans une position déterminée
de l’étoile qui marque l’éphéméride
du groupe, est une constante dans les trois sous-groupes
de La Couronne et dans tout le crp, qui a aussi été
observée et relatée à profusion
dans l’ensemble du cromlech pyrénéen.
D’un autre côté, les cercles de La
Couronne ont été construits en tenant
compte de ce que nous appellerions aujourd’hui
les méridiens et en ce temps-là peut-être,
Gu-ziqpu ou similaire quant au concept ; car on pensait
que, ayant peu de moyens, la mesure de la culmination
au sud était un moyen fiable de connaître
l’ordre de passage dans la rotation céleste
des étoiles situées sur des méridiens
différents. En tous cas, toute La Couronne a
été construite en suivant scrupuleusement
ce critère de captation et de situation des étoiles
sur des méridiens séquentiels, en suivant
un ordre céleste rigoureux de passage par la
culmination, et ainsi furent calquées, en regardant
vers le sud, les étoiles sur la terre d’
E. en O. De plus, ils respectèrent fidèlement
la position céleste quant à leur hauteur,
en les plaçant dans leurs sous-groupes respectifs
en respectant leur position N.-S., à peu d’exceptions
près, comme celle déjà mentionnée
d’??PsA, Ku, et des étoiles se référant
au nord dans les groupes Ku et Or.
—Comment eurent-ils l’idée de représenter des étoiles
aussi modestes, quant à la brillance, comme certaines
parmi celles indiquées?
—Je suppose que pour des raisons historiques dont le sens nous échappe.
En lisant Star Names de Richard H.
Allen, un livre qui, avec d’autres que j’ai
déjà cités, s’avère
d’une grande utilité à l’heure
d’interpréter le crp car il apporte de
nombreuses informations d’application immédiate
à la recherche qu’on réalise ; nous
pouvons extraire ainsi dans la section qui traite de
Meissa, ? d’Orion : « Le nom arabe original,
Al Hak’ah, un Éclair blanc, vient de la
faible lueur de fond supplémentaire des plus
petites, ???y???, et est parvenu jusqu’à
nous comme Heka et Hika. Ces trois étoiles formèrent
un autre trio de l’ Athafiyy des arabes ; et partout,
dans l’astrologie primitive, tout comme d’autres
groupes similaires, on les considéra comme un
signe de malheur pour les affaires humaines.
Elles constituèrent la saison
lunaire babylonienne Mas-tab-ba-tur-tur, les Petits
Jumeaux, dénomination également trouvée
en ??y???des Gémeaux ; individuellement, ce furent
des étoiles importantes pour les babyloniens,
car elles se levaient pour eux avec le soleil au solstice
d’été, et avec ??et?? d’Orion,
on les connut sous le nom de Kakkab Sar, la constellation
du Roi.?» Plus loin:
« Il est très étrange
que les constructeurs du système aient choisi
ce pâle groupe pour indiquer la 3ème saison
lunaire, oubliant les brillantes et illustres ?? et???
Tauri, les pointes des cornes du Taureau. On peut difficilement
trouver un autre cas où on puisse davantage contester
leur choix. » Et plus loin:
« ? et les
deux étoiles phi fournissent une preuve éclatante
de l’erreur populaire de l’apparente magnitude
du disque lunaire, l’écrit de Colas à
ce sujet dans Celestial Handbook de 1892, dit : en regardant
ce triangle, on pourrait penser que la lune ne pourrait
pas y être insérée; mais que la
distance de ??à????et??? est de 27’, et
la distance entre ???et???? est de 33’, est un
fait prouvé, puisque le diamètre moyen
apparent de la lune est de 31’ 7’’.
Cette illusion, généralement acceptée
de tous temps, a attiré l’attention de
beaucoup d’hommes illustres : Ptolomée,
Roger Bacon, Kepler, et…», et je termine
en signalant que dans le paragraphe suivant, Allen continue
en disant qu’une des ??est située juste
au nord de Rigel et que les chinois l’appelaient
la Muraille d’Or. D’autre part, par la suite,
j’ai vu que les ?? à?????et????d’Orion
constituent le cinquième nakshatra, Mrigashira
du zodiaque lunaire védique, comme le sixième
est Ardra qui réside entièrement à
l’intérieur des Gémeaux mais est
présidé par Betelgeuse et associé
à Sirius. Cela pourrait-il être la raison
de l’anomalie graphique observée avec Betelgeuse?
— Et?
— Que c’est
de l’histoire, oubliée, mais de l’histoire,
et qu’on peut la récupérer.
À la suite d’Orion, c’est
au tour des Gémeaux de défiler, avec à
leur tête ??Gem, Tejat Prior, double variable
qui sur les cartes célestes est représentée
par deux cercles concentriques et sur le terrain de
la Forêt d’Oza aussi. Ce type de représentation
déjà observée en d’autres
endroits, n’est pas facile à percevoir
habituellement, cependant, le cercle o10 qui représente
Tejat Prior, en raison des fouilles superficielles réalisées,
a été dénudé jusqu’à
montrer sa structure originale en deux cercles concentriques.
Les Gémeaux semblent être
représentés par les cercles suivants:
« Cercle o1: a des Gémeaux,
Castor, de magnitude 2.
« Cercle o2: b des Gémeaux,
Pollux, de magnitude 1,1.
« Cercle ‘on2’: k des Gémeaux,
de magnitude 3,6.
« Cercle o4: Gémeaux,
Wasat, de magnitude 3,5.
« Cercle o5: e des Gémeaux,
Mebsuta, de magnitude 3,0.
« Cercle o7: l des Gémeaux,
de magnitude 3,5.
« Cercle o8: z des Gémeaux,
Mekbuda, de magnitude 3,7.
« Cercle o9: m des Gémeaux,
Tejat Posterior, de magnitude 2,8.
« Cercle o10: h des Gémeaux,
Tejat Prior, de magnitude 3,1.
« Cercle o15: x des Gémeaux,
de magnitude 3,36.
« Cercle o17: g des Gémeaux,
Alhena, de magnitude 1,9.
En outre, les Gémeaux sont accompagnés
dans leur zone des cercles o3, ‘on3’ et
o16 qui trouvent une place cohérente difficile
dans:
« Cercle o3: b du Cancer,
de magnitude 3,5.
« Cercle‘on3’: Yale # 2864, de magnitude 4,54 v.
« Cercle o16: b de Monoceros,
de magnitude 4,5.
L’hypothétique
cercle’on1’, dont on ne peut apprécier
aujourd’hui que l’arc sud, ne trouve pas
de meilleure place dans les Gémeaux considérés,
et puisqu’il faut représenter une étoile,
celle-ci pourrait être Kochab ou l’une des
têtes du Dragon qui, à la culmination d’Or
se trouvaient toutes juste au nord, en synchronisme
qui put avoir voulu être représenté
de façon similaire à celle qui dans le
sous-groupe Ku incrusta des étoiles du nord dans
Persée. Alors que les cercles o3, ‘on2’
et o16 dessinés en ligne discontinue, n’ont
pas une bonne définition aujourd’hui, bien
que le dernier soit construit avec des pierres assez
grandes et de facture similaire au cercle o15. Néanmoins,
je suppose que, dans des cercles aussi petits et aussi
mal définis que ceux-ci, le plus important n’est
pas de trouver leur équivalence exacte mais de
corroborer l’esprit de l’oeuvre en général,
qui dans ce cas ne paraît autre que celui de suivre
le passage du temps à l’aide du passage
des étoiles. En ce sens, la liste des temps de
culmination de chacune des étoiles qui purent
représenter le groupe s’avère très
illustratrice. La recherche d’équivalence
de tous ces cercles du sous-groupe Or a requis une fois
de plus l’aide de la table de passage des étoiles
qui le composent, qui, par ordre croissant et en utilisant
le programme MacStronomy 2.0.3, avec la date du 21 déc.
de l’an 540 a.C. , est la suivante:
a de La Baleine: 19 heures 12 m 32 s
d de Éridan: 20 heures 02 m 28 s
a
de Taureau: 20 heures 35 m 15 s
p 3 Orion: 20 heures 53 m 14 s
p
4 de Orion: 20 heures 58 m
40 s
g
de Orion: 21 heures
30 m 55 s
l
de Orion: 21 heures
37 m 21 s
f1
de Orion: 21 heures 37 m 27 s
f2
de Orion: 21 heures 39 m 38 s
i
de Orion: 21 heures 57 m 01 s
a
de Orion: 21 heures 58 m 56 s
b
du la Lièvre 21 heures 59 m 42 s
a
du Lièvre 22 heures 01 m 02 s
h
des Gémeaux: 22 heures 02 m 55 s
k
d’Orion: 22 heures 07 m 42 s
m
des Gémeaux: 22 heures 10 m 53 s
e
des Gémeaux: 22 heures 27 m 31 s
g
des Gémeaux: 22 heures 31 m 00 s
x
des Gémeaux: 22 heures 41 m 49 s
b
du Grand Chien: 22
heures 50 m 25 s
z
des Gémeaux: 22h 51 m 54 s
d
des Gémeaux: 23 heures 05 m 45 s
l
des Gémeaux: 23 heures 09 m 43 s
a
des Gémeaux: 23 heures 07 m 35 s
a du Grand Chien, Sirius, Or: 23 heures 10 m 53 s
q
du Grand Chien: 23 heures 14m 48s
b
des Gémeaux: 23 heures 23 m 02 s
6
du Petit Chien: 23 heures 25 m 44 s
k
des Gémeaux: 23 heures 26 m 36 s
b
du Petit Chien: 23 heures 26 m 53
s
e
ddu Grand Chien: 23 heures 37 m 46 s
a du Petit Chien: 23 heures
41 m 41 s
d
du Grand Chien: 23 heures 43 m 56 s
h
du Grand Chien: 0 heure 02 m 14 s
b
du Cancer: 0 heure 14 m 14 s
d
du Cancer: 0 heure 33 m 19 s
a de L’Hydre: 1 heure 39
m 15 s
a du Lion: 2 heures 04 m
24 s
b du Lion: 3 heures 49 m
56 s
a de La Vierge: 3 heures
49 m 56 s
a du Bouvier: 6 heures 32 m 23 s
Liste dans laquelle
Sirius et son temps de passage sont indiqués
en caractères gras, les étoiles du sous-groupe
en normal et quelques-unes qui, pour le moment, pourraient
manquer et d’autres qui pourraient servir de référence,
en italique. La liste sur le sol est représentée
par tous les cercles du sous-groupe Or, qui au nord,
de droite à gauche, vont du cercle o14 au o3
et au sud, o?2 à 0?4, mettant en sandwich le
cercle O. La liste justifie le choix E.-O. de la même
façon que le ferait et le fait l’une des
ascensions droites des même étoiles, alors
que le choix N.-S. serait accrédité par
une ou l’autre des déclinaisons de hauteurs
sur l’horizon. Ces dernières, accompagnées
de leur azimut correspondant sur un point particulier
de l’horizon, sont les authentiques pyrénéennes,
de là que toutes les tables aient été
présentées sous ce type de coordonnées.
De l’étude de ces tables ressortent toutes
les équivalences obtenues, compte tenu du fait
qu’elles reflètent la position céleste
d’étoiles déterminées à
un moment donné, bien que l’objectif semble,
dans ce cas au moins, de rendre compte d’une séquence
stellaire. On comprend mieux la représentation
du sous-groupe Ku sur le terrain au moment du coucher
de Fomalhaut. Les étoiles comprises dans le secteur
délimité par les culminations de Ku et
Or, sur le terrain, se trouvent au complet : certaines
dans le groupe central Ku, celles qui allaient/vont
de???PsA à ? Tau, et les autres, celles qui continuent
jusqu’à ? Gem, dans le sous-groupe Or.
Les étoiles qu’ils choisirent appartiennent
pour la plupart à la Voie Lactée et servirent
dans l’Antiquité à délimiter
le Chemin de la Lune et mentionnent à un bon
nombre d’occasions, sans doute pour indiquer des
positions à un moment donné, les étoiles
qui se trouvent au même moment au nord.
En continuant d’appliquer
ces critères, à l’aide de la liste
de passages ci-dessus, de la table 3, du croquis du
sous-groupe —dessin
3 et d’une carte stellaire, on peut hasarder
la comparaison du reste des cercles du groupe:
« Cercle ‘o?2’: ? de Monoceros.
« Cercle ‘on4’: i de Orión,
de magnitud 2,77.
« Cercle o23: q del Can Mayor,
de magnitud 4,07.
« Cercle o24: b del Can Mayor,
Mirzam, v. de magnitud 1,98.
« Cercle o25: b de la Liebre,
de magnitud 2,8.
« Cercle ‘o?4’: ‘10’ de la Liebre.
Comparaison qui élève
à 31 le nombre de cercles identifiés,
avec différents degrés de vraisemblance,
dans le sous-groupe Or.
Le Chemin de la Lune est décrit
de façon succincte dans la tablette nº 86378
aujourd’hui déposée au Musée
Britannique, qui fait partie des tables astronomiques
Mul Apin et décrivent un ciel figé à
l’an 2340 a.C., constituant la plus importante
source de connaissances astronomiques mésopotamiennes
que nous possédions. Dans cette table, colonne
IV, lignes 31 à 39, on cite en séquence
16 constellations, parmi lesquelles de La Couronne on
peut trouver ou deviner ligne 33 : Pléiades,
Taureau Céleste, le Fidèle Pasteur d’
Anu Sipazianna —Orion—, le Vieil Homme Shugi
—Persée—; ligne 34: La Crosse Gam
—partie du Cocher, et du Taureau, dans ce cas
? Tau—, Les Grands Jumeaux, Allul Cancer, Urgula
le Lion ; la ligne 35 : l’Épi de la Vierge
Absin Spica, toutes présentes d’une façon
ou d’une autre dans la Couronne; la ligne 39,
cite Luhunga, le Journalier, notre Bélier, qui
en réalité enchaîne la séquence
de la ligne 31. Alors que le reste des constellations
citées ligne 35 et celles de la ligne 35, jusqu’à
maintenant, n’apparaissent pas dans la Couronne.
Il s’agit, dans tous les cas, des constellations
situées sur le Chemin Un-Ku, c’est-à-dire
dans le secteur qui comprend les culminations d’?
Boo et ??PsA. Des étoiles qui, dans l’emplacement
de La Couronne de la Forêt d’Oza, ne peuvent
se trouver techniquement qu’à l’est
du sous-groupe nord dirigé par Arcture ou à
droite et au nord de Fomalhaut ; il y a de la place
dans les deux endroits pour une telle réalisation
et on y trouve aussi des pierres ; néanmoins,
il faudra réexaminer le groupe.
Si on ne trouve pas d’étoiles
dans le secteur An-Ku, ou si on suppose qu’il
n’y en a jamais eu, quelle pourrait en être
la cause ? Les constellations appartenant à ce
secteur sont précisément celles d’hiver,
époque à laquelle très certainement
ces parages seraient inhabités en attendant l’époque
des nouveaux pâturages. Et, si le lieu était
abandonné par le bétail et par les personnes,
quel sens y aurait-il eu à mettre des indicateurs
pour marquer le passage du temps à cette époque
de l’année?
On a détecté des représentations
individuelles en culmination de Sirius, Arcture et Fomalhaut
à de nombreuses occasions, comme on l’a
relaté dans Du cromlech Pyrénéen
et dans d’autres publications de cromlechpyrene.com.
Par conséquent, la signalisation de saisons au
moyen de ces trois étoiles ne constitue pas une
nouveauté ; ce qui est véritablement nouveau
c’est de voir dans La Couronne la représentation
des trois en même temps, comme dans une sorte
de calendrier qui divise l’année en trois
saisons.
Les cercles qui ne sont pas
encore définis, situés au SO. du cercle
O, trouveront leur place dans les étoiles situées
au SO de Sirius, c’est-à-dire dans la zone
du sumérien Ban ou Pan, entre autres: ???????????du
Grand Chien.
L’astronomie empirique et non
mathématique que laisse entrevoir le cromlech
pyrénéen, fidèle reflet de la plupart
de l’astronomie mésopotamienne, a besoin,
pour résoudre tous les problèmes qui se
posent, des outils qui servirent et aidèrent
à sa construction. Dans le cas qui nous intéresse,
celui de La Couronne des lunes, il paraît nécessaire,
ou tout au moins opportun, de voir le paysage qui entoure
le groupe, surtout celui qui s’étend dans
le voisinage de Lenito auquel semblent se diriger à
nouveau un bon nombre de témoins singuliers du
sous-groupe. Il importe également de terminer
avec rigueur le levé topographique des cercles,
pour présenter exactement les dessins du groupe,
les actuels auraient besoin d’une troisième
révision en employant plus de moyens et de personnes
que ceux utilisés, pour un examen qui en premier
lieu devrait concrétiser avec exactitude les
alignements de cercles en direction N.-S. puisque ce
sont eux qui, en définitive, indiquent le passage
du temps, et qui pourraient même nous éclairer
sur la date de construction du groupe. Néanmoins
je pense que les dessins réalisés, sans
être complètement exacts, sont plus qu’acceptables
pour connaître la signification essentielle du
groupe.
Par conséquent, à
l’aide du dessin
3 et de la carte céleste, on peut devinerque
parmi les cercles qui, vu le sous-groupe, pourraient
raisonnablement manquer, on devrait trouver –
bien qu’il n’y soient pas forcément:
• Procion, ? du Petit Chien. L’endroit
qui correspond à Procion dans la zone Or pourrait
se trouver au sud et légèrement à
gauche des cercles sécants o1-o2 —Castor
et Pollux— à hauteur et à gauche
du cercle o18 —Betelgeuse— tel qu’ils
apparaissent sur n’importe quelle carte céleste.
• Une étoile
du Cancer ± au nord du Procion manquant.
• Une autre étoile d’Orion,
à droite de o18 et O, suivant le calque céleste
• Régulus, ? du Lion, dans son
emplacement céleste dans la Couronne à
gauche de o1-o2 et du supposé Procion. Et, étant
donné la double présence d’Aldebaran
en k7 et o6, la double présence supposée
de Régulus n’est pas dédaignable,
la première a déjà été
commentée, et la seconde dans le sous-groupe,
au NE. de u8 —pour le moment Denebola, ??Lion—.
De cette façon, la concrétisation de la
séquence céleste serait mise en évidence
sous la forme montrée en Ku-Or, la séquence
en k7 terminerait en Ku et Aldebaran pour la poursuivre
en Or en o6 et Aldebaran à nouveau, dans une
espèce de jeu de l’oie où on va
d’oie en oie ; alors, par analogie, une séquence
terminant en Or avec Régulus devrait démarrer
en Un avec la même étoile, à moins
que la coupe de la séquence n’ait été
fait avec une autre étoile, antérieure
ou postérieure, auquel cas ce serait celle-ci
qui aurait une double présence.
Ces suppositions,
avec quelques bribes de mythologie mésopotamiennes
avancées dans le travail présenté
en février, n’ont pas été
confirmées. J’ai été incapable
de trouver Procion bien que j’aie encore quelques
doutes sur si il y a pu y avoir un cromlech tumulaire
à cheval sur les cercles aujourd’hui mal
définis o3 et ‘on2’ ; cependant,
j’ai finalement opté pour ne pas les concrétiser,
cette affaire donne déjà assez de fil
à retordre en me limitant aux cercles sûrs
pour en plus m’acharner à dessiner des
suppositions. Régulus n’est pas apparu
non plus dans le sous-groupe sud, même s’il
pouvait avoir été dans le sous-groupe
nord, où on trouve des restes dans la zone qui
lui correspond suivant le calque astronomique. De cette
deuxième révision, j’aime tout spécialement
l’apparition, légère et diffuse,
mais consistante du cercle ‘on4’, car je
la considère éminemment pyrénéenne
; pour son interprétation, comme à d’autres
occasions, j’ai douté entre ??et?? d’Orion
pour me décider finalement pour la ?? ou encore
mieux, pour cette magnifique « agglutination »
visuelle formée de la ?? des ? et de la Grande
nébuleuse d’Orion, répétant
par analogie avec d’autres groupes la présence
de la ? que j’ai fréquemment vue associée
aux Trois Rois d’Orion, parmi lesquels je me souviens
de Lepako Estua, Ezio, le groupe proche d’ici
‘Douze de Guarrinza’ et accompagnant la
plénitude du Grand Chien à Okabe. Il ne
semble pas une mauvaise idée de symboliser l’ensemble
cité de façon différente à
la simple représentation de la périphérie
d’un cercle, fait qu’on observe dans ce
groupe de La Couronne avec des étoiles qu’ils
considérèrent illustres, ainsi que dans
le sous-groupe nord Un nous pouvons observer que le
cercle aujourd’hui difficilement définissable
u5 semble être formé de deux cercles sécants
qui s’avèrent une très bonne représentation
pour Alcor et Mizar, comme l’est aussi la représentation
??et?? du Bélier, cercles k11 et k12, par deux
cercles tangents ; Castor et Pollux, cercles o1 et o2,
par deux cercles sécants, et Tejat Prior, ? des
Gémeaux, cercle o10, par deux cercles concentriques,
faisant honneur à leur condition de double variable
et rappelant les annotations actuelles. Et pour terminer
avec les annotations plutôt bizarres, que signifie
dans le cercle o19 ce sol épais de pierres qu’on
ne rencontre nulle part ailleurs dans le reste des presque
70 cercles que nous sommes en train d’interpréter
? Je ne saurais le dire de source sûre, mais nous
avons dit que le cercle o19 représente la ?2
d’Orion qui, avec ?1 et ??d’Orion, cercles
o20 et o11 respectivement, formèrent une des
Athafiyy, disons trio, des arabes qui dans une astrologie
primitive était réputée pour avoir
une mauvaise influence sur les affaires humaines—Richard
H. Allen dans Star names, their lore and meaning, page
318¬—; d’autre part, le trio cité
fut une des maisons de la lune et…, disons que
o19 a un sol bizarre dont le sens nous échappe,
mais … .
haut
|