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APPROCHE
AU DÉCODAGE ASTRONOMIQUE D'ARIHOUAT
Au
premier coup d’œil sur le plan général de la nécropole,
on remarqua, en plus du nombre élevé de cercles de grande
taille, la disposition singulière des cercles L,
K et 8:
Tarazed, Altair et Alshain, g, a et b de l’Aigle, respectivement,
fut l’interprétation immédiate. C’est-à-dire, en ajoutant
le cercle 18 :
« Cercle L —G, II-III— : g de l’Aigle, Tarazed, de magnitude
2,7.
« Cercle K —F-G, III—: a de l’Aigle, Altair, de magnitude
0,77.
« Cercle 8 —F-G, IV—: b de l’Aigle, Alsahin, de magnitude
3,7.
« Cercle 18 —G, IV—: d de l’Aigle, de magnitude 3,4.
Une
hypothèse qui n’est pas le fruit d’une intuition ou
de la ressemblance de la distribution des cercles dans
une carte céleste actuelle, mais plutôt une réflexion
réalisée après avoir comparé les trois cercles avec
d’autres réalisations pyrénéennes.
  Comme
incise, il semble approprié de répéter que si on estime
que les crp représentent  des
étoiles, il paraît évident de penser que de telles représentations,
avec leurs variantes, se  trouvent
reproduites dans divers lieux, comme c’est le cas avec
les représentations    religieuses.
La Vierge de Lourdes n’est pas la même que celle de
Fatima, mais du point de  vue
conceptuel, elles ont la même origine et leur message
va dans le même sens. L’Aigle,  dans
le crp, comme la Vierge Marie pour les chrétiens, fut
très important et a plusieurs   représentations,
même si certaines peuvent paraître calquées.
  L’aspect
conceptuel de l’Aigle semble également divers ;
d’une part, il put avoir servi à  transporter
les âmes des défunts vers les étoiles, plus concrètement
à la Voie Lactée,   comme
l’histoire nous le narre et tel qu’il est expliqué à
la fin. Et d’autre part, comme on le  manifesta
dans Del crónlech
pirenaico, il y a les diverses éphémérides astronomiques
qui lui  correspondent,
comme: l’opposé céleste de Procyon, maintes fois représenté,
tout comme  son
couché, simultané au lever de Sirius.
La
disposition que présentent les cercles L, K et 8, est similaire à celle des cercles 0, 1 et 2 d’Etzela este, des 18, 19 et 20 d’Errenkalko, des cercles 6, 8 et 9 d’Arriurdiñeta, des cercles 1, 2 3 d’Izu et des cercles centraux de Hegieder. Presque tous se trouvent actuellement
dans un état agonisant; c’est pourquoi découvrir un
dessin comme celui présenté dans le travail de Müller
a tout l’attrait d’un hiéroglyphe dont l’énoncé est
parfaitement identifiable—trouver une solution convaincante
est une autre histoire— .
Après
qu’on ait imaginé l’Aigle par analogie, les cercles
plus au sud déjà cités suggérèrent, comme on l’a dit,
la section de la Voie Lactée présidée par Sirius, qui
rappelle le sous-groupe sud des Couronnes de la lune (Vallée de Hecho- Huesca).
En prenant pour modèle, comme on le fit pour comprendre
le sous-groupe cité, une carte céleste avec Sirius culminant
au sud —Carte
céleste 1, réalisée en regardant vers
le sud au moment de la culmination, où les étoiles impliquées
sont signalées en rouge— on observe qu’à Arihouat il
y a une série de grands cercles qui, sur la Carte
1, ont été indiqués en rouge, et dont l’interprétation,
sans discussion, mérite quelques explications. Les cercles
interprétés dans la partie sud, du nord au sud, dans
une première approche, sont :
« Cercle 147 —G, V-VI—: a de l’Aurige, Capella, de magnitude
0,09.
« Cercle 165 —F-G, VI—: a des Gémeaux, Castor, de magnitude
1,6.
« Cercle 195 —E-F, VI-VII—: b des Gémeaux, Pollux,
de magnitude 1,13.
« Cercle 153 —G, VII—: b du Taureau, El Nath, de magnitude
1,7.
« Cercle 112 —G, VIII—: g des Gémeaux, Alhena, de magnitude
1,9.
« Cercle 111 —E-F, VIII—: a du Petit Chien, Procyon de magnitude
0,38.
« Cercle 114 —E, VIII-IX—: a de l’Hydre, Alphard, de magnitude
2,0.
« Cercle 81 —H, IX—: a d’Orion, Bételgeuse, de magnitude
0,69.
« Cercle 96 —F, X—: a du Grand Chien, Sirius, de magnitude
– 1,42.
La
disposition des cercles d’Arihouat par rapport à celle
des étoiles sur la Carte
1, est impeccable. La relation entre
magnitude des étoiles et les diamètres des cercles,
à l’exception de Sirius dont nous parlerons de suite,
paraîtrait incroyable, car tellement correcte, si on
ne l’avait déjà observé dans des centaines d’interprétations
de cercles d’un bout à l’autre des Pyrénées.
Sirius
fut l’étoile la plus représentée avec des cercles de
pierres dans les Pyrénées; les cercles qui la symbolisent
mesurent en gros entre 7 et 13 mètres. Dans les groupes
où elle est présente, comme il revient à son caractère
d’étoile la plus brillante du firmament, c’est toujours
le cercle de plus grand diamètre, autrement dit à Arihouat
le cercle attribué à Sirius s’avère de petit diamètre.
Pour le moment, Sirius, comme on peut le déduire de
la liste présentée en page 2, mesure 8,5 mètres, alors
qu’en réalité elle devrait avoir un diamètre supérieur
aux 10,8 mètres attribués à Capella ou aux 9 mètres
de Procyon. Cependant, si on tient compte des dessins,
le général et celui relatif au cercle, ‘planche 58’,
et du texte, on peut déduire que le cercle 96
—F, X— put avoir un diamètre différent, p. 71: “La
fouille semble montrer qu’il y a lieu de croire à un
certain nombre de remaniements modernes ...”. Dans les
dessins et ‘planche’ cités, on observe nettement que
l’arc NO.-SE., outre le fait qu’il s’estompe ou est
en partie détruit au NO., semble modifié au SE. de façon
un tant soit peu bâclée. Même le grand témoin que Müller
situe au SE, sans avoir vu le paysage, en le situant
plus au SE., pourrait être approprié pour indiquer le
lever de Sirius.
Si
on associe Sirius au cercle 96
et une fois attribuée une étoile à presque tous les
cercles principaux de la partie sud d’Arihouat, nous
voyons que le sol d’Arihouat ressemble à un planisphère
moderne; par conséquent il semble logique de penser
que la disposition et le diamètre du reste des cercles
devraient aussi répondre à des critères astronomiques.
Il est possible que pendant l’utilisation de la nécropole,
on ait pu ajouter, éliminer ou changer le diamètre des
cercles en fonction de leur rang pour des motifs astronomiques,
religieux ou politiques. Un fait déjà observé dans certains
groupes.
Les
cercles qui vont de Capella —cercle 147—
à Sirius —cercle 96—,
sont disposés sur le terrain du N. au Sud. Sirius n’apparaît
jamais dans le firmament en même temps que l’Aigle —cercle
K et attenants—, sauf à son lever, simultané avec le coucher d’Altair,
formant la tant de fois citée éphéméride astronomique
pyrénéenne par excellence; pourtant, lorsque celle-ci
se produit, la Voie Lactée est située en position SE.-O.,
raison pour laquelle on préfère penser que, de la même
façon que dans tant d’autres endroits, les crp d’Arihouat
reflètent des positions stellaires non simultanées.
Il est possible de dessiner correctement Altair et Sirius
en position verticale, mais seulement si nous tenons
compte de différentes époques de l’année. Altair et
Sirius, ou mieux, le Triangle d’Été —TE— et le Triangle d’Hiver —TH— sont situés dans le ciel dans des positions
opposées, de telle sorte que lorsque l’un culmine au
sud, l’autre se cache à l’horizon au nord. Si Altair
et Sirius sont en position N.-S. à Arihouat, cela veut
dire que tous deux sont en culmination mais à des époques
opposées.
Nous
laissons pour le moment le sous-groupe sud avec l’Aigle
en culmination et nous voyons que le cercle le plus
au nord—A—, étant donné son diamètre —9 mètres—,
en suivant le chemin vers le nord, depuis Altair ou
cercle K, colle mieux avec Vega, cinquième étoile
la plus brillante du firmament, qu’avec Deneb, d’où
la suggestion:
« Cercle A —F-G, I—: a de la Lyre, Vega, de magnitude
0,03.
| Étoile |
Azimut |
Hauteur |
| a de l’Aigle |
85º 35' |
3º 53' |
| a de la Lyre |
63º 16' |
30º 52' |
| a du Cygne |
47º 59' |
11º 40' |
| e du Sagittaire |
133º 17' |
-0º 33' |
| a du Scorpion |
144º 53' |
22º 45' |
| a du Bouvier |
149º 47' |
78º 41' |
| a de la Vierge |
192º 39' |
49º 40' |
| a du Petit Chien |
279º 19' |
0º 22' |
| a des Gémeaux |
303º 33' |
11º 57' |
| a de Persée |
348º 18' |
-7º 57' |
| a d’Aurige |
330º 25' |
-1º 04' |
| a de Céphée |
29º 50' |
15º 52' |
| b de Céphée |
22º 13' |
19º 22' |
| i de Céphée |
20º 25' |
11º 00' |
| g de Céphée |
10º 30' |
18º 11' |
| d du Dragon |
29º 12' |
29º 53' |
| a du Cygne |
54º 12' |
12º 28' |
| e du Cygne |
57º 22' |
5º 18' |
| l du Cygne
|
55º 04' |
6º 23' |
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Table 1. Azimut et
hauteur des étoiles impliquées dans la séquence
stellaire du sous-groupe nord.
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Proposition
en accord avec: le diamètre du cercle, la position de
celui-ci sur le sol d’Arihouat, et, moins clairement,
l’association possible des cercles B
—F, II—, C
—F, II—, etc., avec le petit losange qui caractérise
les représentations de la Lyre.
Une
fois situées Altair et Vega, l’une des questions qui
se pose est: où est Deneb, a du Cygne, pour compléter le TE? En principe, si tout le TE
avait été dessiné en culmination, vu depuis Altair —K—, en regardant vers le sud, Deneb devrait se trouver à gauche de
Vega —A—,
plus ou moins à la même hauteur. Sur le ‘plan général’
de Müller, nous ne voyons pas de cercles à sa hauteur,
mais plus bas sur sa gauche, si: le cercle 120 —B-C, III—, ‘l’un des plus grands monuments de la nécropole.’,
Müller p. 81, qui compte deux couronnes. ‘La plus grande
dépasse les dix mètres de diamètre et est composée de
blocs atteignant parfois près de 1m de longueur.’ Il
dit aussi qu’ ‘une partie de la circonférence, du NE
au S. est détruite alors que les entassements de blocs
ou de pierres disposés de manière aberrante —SO. et
SE. — témoignent de modifications probablement liées
à la mise en culture.’ Oui, plus ou moins, comme toujours
ici, mais il ne semble pas que le cercle, tout en étant
l’un des plus grands du groupe, ait atteint 10 mètres.
D’emblée, on peut penser:
« Cercle 120 —B-C, III—: a du Cygne, Deneb, de magnitude
1,3.
La
magnitude de Deneb est proche de celle Pollux —1,1—,
cercle 195
—E-F, VI-VII— de 7,5 mètres de diamètre. En principe,
sauf considérations d’un autre type, si le Cygne a eu
le diamètre du cercle 120
—B-C, III—, il n’a pas dû dépasser 7,5 mètres.
La
position du Cygne sur le terrain, par rapport à Vega
—cercle A—
et Altair —cercle K—, produit un Triangle d’Été —TE, Altair-Vega-Deneb, K-A-120— déformé. Une déformation qui
n’est visible dans les cieux que peu après l’achèvement
du TE après le lever d’Altair —Carte
céleste 2, qui indique en rouge les étoiles
qui composent le TE, en regardant vers Vega, 63º, tel qu’il
apparaît sur le terrain—, est simultanée aux couchers
de Capella —a Aur, cercle 147— et Procyon —a CMi, cercle 111—. Situation que reflète la table I, obtenue avec le programme Cartes
du Ciel.
Si
nous nous placions sur le terrain sur Deneb —cercle
120—, en regardant vers Altair —cercle K—, nous verrions cette étoile au fond à environ 85º, comme lorsqu’on
regarde vers Vega —cercle A—, on verrait vers 63º cette
étoile au-dessus de son cercle, les cieux montrant alors,
comme le sol d’Arihouat, un triangle scalène digne de
ce nom. La table montre aussi les positions stellaires
d’autres étoiles qui purent aussi être prises en compte,
parmi lesquelles je signale en premier lieu celles correspondantes
à Céphée car j’estime que les cercles, 141
—A-B, IV—, 143 —B, III-IV—, 145 —A, III— et 146 —A,
III-IV— semblent lui correspondre —une situation qui
ressemble à ce qu’on a déjà vu et présenté à Izurrizti
I— où le cercle 143 correspondrait à l’alfa. Le cercle 124 —B-C, III— au delta du Dragon, et, pour le moment, je situerais
le cercle 65
—B, III— dans la Petite Ourse.
Après
cette première approche du sous-groupe nord, il est
nécessaire de revenir aux cercles situés entre Capella
—147— et Sirius —96—. Outre l’interprétation déjà donnée au début pour quelques cercles,
qu’on maintient, on voit qu’il y a des cercles qui,
si l’interprétation était simplement celle d’une carte
stellaire fixe, auraient du mal à coller ou ne colleraient
pas du tout, essentiellement au nord. Si on essaie de
résoudre ce problème par étapes, les cercles 148
—F-G, V-VI—,
169 —G, VI-VII— et 161 —H, VI-VII— parmi ceux ayant un bon
diamètre, ne semblent pas coller directement dans la
première solution, en revanche, avec Capella et en association
avec le sous-groupe TE —A-K-120—,
ils montrent une solution séquentielle intéressante.
Dans ce sous-groupe, en prenant les positions de la
table 1, nous
laissons Capella tout juste disparue à l’horizon. Mais
en tenant compte de l’alfa du Cocher environ deux heures
auparavant, lorsque l’alfa de Persée se couche, nous
voyons qu’en regardant celle-ci sur le point de disparaître
à l’horizon local, sur sa gauche et un peu plus haut
se trouverait le beta du Taureau, juste entre les encore
plus hautes sur l’horizon, alfa et beta d’Aurige, une
proposition qui pourrait se concrétiser par:
« Cercle 147 —G, V-VI—: a de l’Aurige, Capella, de magnitude
0,09.
« Cercle 148 —F-G, VI-VII—: b de l’Aurige, Menkalinan,
de magnitude 2,0.
« Cercle 169 —G, VI-VII—: b du Taureau, Le Nath, de magnitude
1,7.
« Cercle 161 —H, VI-VII—: a de Persée, Mirfak, de magnitude
1,79.
  Cette
solution naît d’une réflexion selon laquelle les cercles
148, 169 et 161 viennent  s’ajouter
à une éventuelle hypothèse initiale représentée par
les TE et
TH cités et
la section  de
l’écliptique qui va du Taureau aux Gémeaux et ses prolongements,
ou au contraire sont  antérieurs
au reste du groupe. Nous reviendrons sur la question,
mais avant, il est intéressant  de
se demander si une nécropole qui put être utilisée pendant
200 ou 300 ans a pu ou non  souffrir
des changements qui auraient consisté à ajouter, supprimer
ou modifier des cercles.  J’estime
que si on part du principe que les cercles représentaient
des étoiles pour des motifs  en
partie religieux, sujets à des changements et à des
nuances, il semblerait logique qu’il en  soit
ainsi. Par conséquent, nous pourrions nous interroger
sur les anomalies astronomiques  que
montrent les cercles d’Arihouat par rapport au firmament
et sa rotation. Des incohérences  qui,
du nord au sud du groupe, peuvent se résumer à trois
:
  1-
Le diamètre, supérieur à 10 mètres, trouvé pour le cercle
120, Deneb, est excessif par  rapport
à la magnitude de l’étoile. Une erreur de ce type chez
les constructeurs de crp ne  peut
se concevoir. Alors, soit son mauvais état a pu provoquer
l’erreur, soit Deneb, avec le  temps,
a changé de rang pour des raisons autres que sa magnitude
et en contrepartie, pour  des
différences qu’elle aurait eues avec Sirius comme on
l’a déjà commenté à d’autres   occasions.
N’en parlons plus, mais c’est une observation récurrente
qui produit certaines  inconnues
comme celle de « Oc ».
  2-
Dans la partie centrale, les cercles cités: 148,
169 et 161,
maintenant interprétés, et  les
149, 150
et 167 —associés en toute logique, après
une nouvelle nuance qu’on omet, étant  donné
que le 147 est Capella, dans les Chevreaux—, ont une explication astronomique
  convaincante
si on pense que la représentation correspond, non pas
à une position N-S de la  Voie
Lactée, mais à celle que celle-ci prend collée à l’horizon
nord, depuis le coucher de  Persée
et le postérieur de la propre Capella, jusqu’au lever
d’Altair, pour terminer de compléter  le
groupe nord. Mais suspendons la séquence qui en réalité
continue et a une explication  historique.
  3-
Dans la partie sud du sous-groupe sud, il y a aussi
quelque chose qui ne colle pas  avec
la solution donnée : cercle 96
—Sirius— et cercle
81 —Bételgeuse—, la présence du  cercle
105 qui ne
trouve pas là d’équivalent céleste. Pour expliquer la
présence du crp 105, il  est
nécessaire de rappeler des incohérences similaires trouvées
dans d’autres endroits   concernant
des étoiles potentiellement impliquées —Bételgeuse,
Rigel, Saiph et celles de  Lepus—
:
  a-
Izurrizti II, pages 431 et 432, de Del
crónlech pirenaico, où on détecta pour la première
 fois
une représentation de Bételgeuse symbolisée par deux
cercles sécants ; les explications  qui,
en guise de réflexion à voix haute sur quelque chose
qui était apparu et qu’on ne   connaissait
pas, furent laissées par écrit en ce lieu.
  b-
Les Couronnes de la lune, groupe décrit
sur ce site web où, dans le sous-groupe sud,  on
retrouve Bételgeuse représentée par deux cercles sécants.
  c-
Ibintxa, page 399 de Del
crónlech pirenaico, où furent montrées ensemble
pour la  première
fois, et de façon chronologique dans l’étude, Rigel,
Saiph et étoiles du Lièvre, dans  un
lieu proche de Gerasunko Ataka page 405, où est retransmise
la séquence stellaire   suivant
l’ ‘avènement’ du Serpent et du Scorpion, simultanés
au coucher de Capella. Pour  continuer
ensuite dans le groupe contigu la séquence stellaire.
  d-
Okabe, également relaté sur ce site, lieu où dans le
sous-groupe Portes célestes des  âmes, apparaît un Rigel accompagné d’une
étoile du Lièvre, sur la même ligne qu’Aldebarán- El
Nath-Alhena et Antarès.
Ces
exceptions mises à part et pour continuer avec l’interprétation
des cercles, il se trouve que pour expliquer la présence
du cercle 105,
nous devons recourir à chercher des analogies avec d’autres
groupes, en pensant en plus que les crp d’Arihouat,
du point de vue de leur explication astronomique logique,
semblent répondre à deux époques de construction différentes.
Sans décider encore laquelle est antérieure, à celle
déjà exposée au début de ce travail, par analogie avec
d’autres groupes, nous pouvons ajouter, en remplaçant
dans le cercle 81
Bételgeuse par Rigel :
« Cercle 105 —G, IX—: k d’Orion, Saiph, de magnitude
2,1.
« Cercle 81 —H, IX—: b d’Orion, Rigel, de magnitude
0,1.
Et
les 106, 107,
99, 92, 94, 91 —H, IX—,
89 —G, X—
et 90, sans spécifier, appartiennent à Lepus,
le Lièvre. Le lever de cette constellation est simultané
à l’arrivée de Vega, début de l’apparition du TE
et début du coucher de la section de l’écliptique qui
va du Taureau aux Gémeaux. Une éphéméride observée,
toujours avec la référence de Rigel, b d’Orion et cercle 81, comme on vient de le dire, à Ibintxa dans le bassin du fleuve
Urumea et dans le sous-groupe d’Okabe des ‘Portes célestes
des âmes’.
  Cette
proposition, fruit d’une tentative pour expliquer l’addition
du cercle 105, conserve,  disons,
une certaine cohérence technique qui, néanmoins, choque
lorsqu’on prétend   contempler
l’ensemble du groupe comme un tout. Avant d’entrer dans
l’exposition d’une   éventuelle
évolution des croyances en vigueur, qu’on peut déduire
des écrits historiques,   voyons
ce que nous dit André Müller dans son travail, à propos
de la chronologie du groupe.
André
Müller, à la page 168 de son travail, dit : “L’étude,
dans les chapitres III et IV, du mobilier métallique
et céramique découvert dans la nécropole d’Arihouat
permet de distinguer (chapitre IV) deux phases bien
distinctes. L’une, Arihouat I, située de la fin du VIIIe
siècle au début du VIIe avant J.C., l’autre, Arihouat
II, de la fin du VIIe au début du VIe av. J.C.” La phase I, la plus
ancienne, peinte en bleu sur le dessin
général —sur les dessins en noir et blanc,
elle correspond aux cercles gris foncé—, qui, entre
les grands cercles de l’axe Vega-Sirius, A-96,
correspond, du N. au S., aux dénominations: A, K, 18, 147, 169, 161, 105, 81, 94 et 91. Équivalents, respectivement,
à Vega, Altair, d de l’Aigle, Capella, El Nath, Mirfak, Saiph, Rigel et trois étoiles du
Lièvre. C’est-à-dire que, des trois anomalies astronomiques
observées et exposées plus haut, la seconde et la troisième
semblent provenir, si on s’en tient à l’étude de Müller,
du fait que les cercles qui les représentent furent
construits à une époque antérieure.
  Avant
de poursuivre, cette hypothèse me conduit à formuler
quelques théories qui   divergent
de celles acceptées comme des faits démontrés par les
spécialistes du crp en  général
:
  1-
Tout d’abord, dans chaque groupe considéré de façon
individuelle, les cercles ne   furent
pas construits séparément au fur et à mesure des besoins
des décès successifs. Cela  ne
colle pas, car si cela était, une fois l’emplacement
choisi pour le cimetière, les défunts ou  leurs
cendres auraient été placés symétriquement et il pourrait
y avoir des différences suivant  le
rang dans les tombes, mais situer des individus dans
un site de 10 mètres de diamètre à  côté
d’un autre de 2 mètres ou rien, comme c’est le cas de
plusieurs sépultures, par exemple  dans
le triangle A-K-120,
n’a ni le sens ni la logique que les humains ont utilisés
pour la   création
de cimetières postérieurs. En conséquence, je crois
plutôt qu’il s’agit de nécropoles  disposées
en fonction de critères astronomiques et religieux,
m’opposant ainsi à une   croyance
commune des spécialistes, énoncée par Müller à la p.169:
“... Il semble bien que,  d’une
part des tombes se soient agglomérées autour de ces
pôles en fonction de critères que  nos
ne pourront malheureusement jamais définir et, ...”
Non, les critères peuvent être définis  avec
une précision mathématique dès l’instant où on se décide
à prendre comme décodeurs  l’astronomie
et l’histoire des mythes et des religions.
  2-
Je pense que les cercles, dans chaque groupe, furent
construits simultanément.   Néanmoins,
dans certains groupes, comme celui d’Arihouat, qui fut
utilisé comme nécropole,  tel
qu’il se dégage de l’étude de Müller, durant une période
d’environ 300 ans, il es prévisible  qu’il
y ait eu des évolutions dans les croyances qui auraient
entraîné des changements à la  disposition
originale, dont nous parlerons plus loin.
  3-
Si les nécropoles furent construites suivant des critères
astronomiques, il est probable  qu’initialement,
plusieurs cercles aient été construits en même temps.
Les inhumations et les  cercles
internes auraient été réalisés postérieurement, même
s’il est possible que quelques  inhumations
aient été réalisées au moment de la construction initiale.
  4-
Les critères religieux pris en compte dans les inhumations
devaient provenir des   religions
astrales. Comme on l’a dit à maintes occasions, Franz
Cumont, entre autres,   rapporte,
dans le chapitre VI Scatology p. 167 de Astrology and Religion among the Grecs  and Romans, sur les croyances de ces religions en matière d’au-delà,
que le crp calque de  façon
graphique et précise sous plusieurs variantes.
  5-
Arihouat I semble inspiré de la croyance selon laquelle
pour atteindre la demeure  astrale,
il fallait transporter une charge
sur le dos de l’Aigle ou du Chariot céleste —Aurige—.
 Cumont,
dans le livre cité à la p.186, affirme: “Toutes ces
méthodes supposées pour atteindre  le
ciel sont très primitives: elles partent de l’hypothèse
qu’une charge doit être transportée;  elles
suggèrent à peine une séparation du corps et de l’âme,
et sont antérieures aux   distinctions
que les philosophes établirent entre les différentes
parties de l‘être humain. Ce  sont
des vestiges de concepts très anciens, que seuls les
esprits vulgaires interprétaient  littéralement.”
L’Aigle et le Cocher, présents dans la 1ère
phase d’Arihouat, semblent inspirés  de
la construction primitive, tout comme les b et k d’Orion en compagnie du Lièvre; peut-être  eurent-ils une autre fonction, comme celle de signalisation de quelque chose
qui, avec le  temps, devint secondaire, au bénéfice de l’opposition des Triangles observée
et rapportée à  Errenkalko et Burnin Buru pages 179 et 219 de Del crónlech pirenaico —Descodificación
 astronómica de una religión olvidada—
Juan José Ochoa de Zabalegui, Ediciones Txertoa,  San Sebastián 1998.
Nous
trouvons encore d’autres cercles de petit diamètre qui
peuvent coller avec l’interprétation donnée au groupe.
Mais, avant d’interpréter, il convient de penser quels
critères astronomiques purent être pris en compte pour
concevoir Arihouat. En premier lieu, celui, déjà commenté,
de la montée des âmes au ciel par l’intermédiaire du
Cocher et de l’Aigle, et l’emplacement postérieur de
ceux-ci dans la Voie Lactée. Ensuite, l’opposition déjà
vue des triangles semble être présente, et aussi, par
analogie avec ce qu’on a vu dans Les
couronnes de la lune, il est raisonnable de penser
à la possibilité que les constructeurs de ces cromlechs
aient eu à l’esprit, comme une sorte de préliminaire
du Zodiaque déjà trouvé dans d’autres endroits, le ‘chemin
de la lune’ qui, dans ‘Les Couronnes’, s’ajustait aux
nakshatras védiques; il convient donc de tenter une
étude de ceux-ci à Arihouat.
  Les
nakshatras, maisons ou demeures védiques de la lune
sont au nombre de 27,   correspondant
aux jours qu’approximativement —en réalité, une orbite
complète, le mois  sidéral,
dure 27 jours, 7 heures et 43 minutes—, met la lune
à effectuer son orbite terrestre.  Les
demeures d’étoiles sur le fond desquelles tournait la
lune, variaient d’une culture à l’autre,  les
arabes comptaient 28 « manaziles » ou demeure,
les védas, 27.
En faisant omission de  leurs
noms, les 10 premières demeures du chemin de la lune
des Védas étaient : 1, b Ari; 2,  41 Ari; 3, h Tau;
4, a Tau; 5, l Ori; 6, a Ori; 7, b Gem; 8, d Cnr; 9, a Hya. Les 9 premières  des 28 arabes: 1, b g Ari; 2, e d p Ari; 3, Pléiades; 4, a Tau; 5, l f1 f2 Ori; 6,
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