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ÉTAT DU
SUJET
Juan
José Ochoa de Zabalegui
L'étude
du cromlech pyrénéen que l'auteur a commencée en août 1986
s'est peu à peu matérialisée, jusqu'à ce jour, en trois écrits:
- De
la signification du cromlech pyrénéen (Notes préliminaires)
1990.
Tirage
à 25 exemplaires imprimés directement de l'ordinateur.
Il s'agit d'un écrit de 43 pages format DIN A4 dans lequel,
en faisant déjà remarquer que tous les cromlechs pyrénéens
représentent des étoiles, une interprétation-classification
est ensuite faite quant à une hypothétique équivalence
de quelques groupes avec des constellations déterminées.
Tout bien pesé, c'était naturel, si l'on était arrivé
à la conclusion qu'ils représentaient des étoiles, il
semblait logique que s'ils formaient un groupe ils puissent
être comparés à des constellations en vigueur aujourd'hui.
Les succès, si l'on peut dire, furent pratiquement nuls:
un demi-succès et quelques approximations partielles mal
argumentées de 22 groupes traités, et un silence absolu
accueillant la proposition.
-
Du Cromlech Pyrénéen (Décodage astronomique d'une religion
oubliée) (1998), 616 pages dans lesquelles:
Je pense que l'égalité cromlech = étoile est correctement
démontrée, après l'interprétation de 70 groupes et la
comparaison raisonnée d'un total de 322 cromlechs deux
ans après, je dirais qu'un seul d'entre eux fut mal interprété,
le 0100-03-24 Pagolleta, dont la solution aujourd'hui,
une fois vus des cromlechs dans d'autres bassins hydrographiques,
doit être orientée d'une autre manière.
On propose pour les groupes de cromlechs une classification
décimale qui résulte très utile en appliquant des critères
stricts de géographie physique.
Se fait sentir l'importance de la toponymie dérivée
de la langue basque qui permet à de nombreuses occasions
de trouver une signification astronomique à plus d'un
groupe ou de récupérer le nom vernaculaire de plus d'une
constellation et de prouver le caractère sacré qu'eurent
à l'époque certaines de ces constellations.
On y faisait état que de manière générale, les
groupes de cromlechs suivent des alignements topographiques
en rapport avec ceux qu'ont les montagnes représentatives
de la zone des emplacements. Observation qui ne constitue
en aucune manière une nouveauté puisque, en se référant
à d'autres lieux et monuments, Alfred Watkins, en 1925
déjà dans The Old Straight Track, rend compte de
l'existence d'alignements de monuments préhistoriques
qu'il appela "leys".
Enfin, dans cette oeuvre, l'idée se faisait jour
que le support historique qui, une fois le cromlech astronomiquement
décodé, permettrait de connaître l'authentique
intentionnalité de ces monuments devait être recherché
à Babylone, en Égypte et dans les arcanes de la mythologie
classique, tant en se basant sur les indices fournis par
un premier contact avec le cromlech qu'un sommaire traitement
d'ensemble de la toponymie pyrénéenne, détours qui concordent
précisément avec le fait que, sans aucun doute, le cromlech
pyrénéen est une affaire du premier millénaire av J. C
.
Tout
cela est dit dans le livre, comme si ce n'était pas assez
entremêlé, avec des sentiments et des opinions personnelles
nés au fil de l'investigation qui, s'il est vrai qu' ils
ont été , et qu'ils continuent d'être le moteur de celle-ci
depuis quatorze ans d'apprentissage continu, confondent
lorsqu'on les lit dans un communiqué qui reste scientifique
mais qui rompt le style habituel de ce type d'écrits.
-
Cromlech pyrénéen et Chemin de Santiago, conférence
donnée le 30 avril 1999 à l'Université de Salamanque,
sur invitation du défunt président de la SEAC espagnole,
le Dr. Jaschek. Exposition confuse d'un style ressemblant
à celui du livre, dans laquelle sont de trop la majeure
partie des élucubrations toponymiques. En tenant compte
cependant des succès dans l'interprétation des deux
groupes de cromlechs présentés à l'occasion, ainsi que
de la suspiscion que le pélerinage originaire vers le
couchant, qui devint des siècles plus tard en louable
syncrétisme celui de Santiago, naissait dans le cromlech
et ses mystérieuses croyances. Des recherches postérieures
qui vont au-delà de cette présentation autorisent à
formuler de façon cohérente ces affirmations, en même
temps qu'elles conseillent de ne pas mélanger les disciplines.
Les
efforts réalisés jusqu'à présent pour divulguer la théorie
cromlech = étoile, et pour transmettre toute l'information
accumulée et le témoin de l'investigation aux institutions
ou à une personne ou des personnes intéressées qui soient
capables de la mener à bien, sont entrain d'échouer. Il ne
s'agit pas de culpabiliser qui que ce soit, ni même le "chercheur
privé sans papiers" qui, malgré tout, continue l'investigation,
fait qui permet d'abonder avec de nouveaux arguments dans
la certitude de la proposition. Cependant, on fait une halte
maintenant pour tenter d'effectuer une meilleure communication
des découvertes effectuées et réessayer de trouver une collaboration
solvable pour un thème si vaste.
Le
Dr.David S. P. Dearborn dans News from de Center of Archaeoastronomy
dans l'article A Professor of Our Own cite les mots du
Dr. Clive L.N. Ruggles: <<"Throughout
my career I have striving to place archaeoastronomy on firm
theoretical and methodological foundations, so that ground-breaking
work in the field is taken seriously by our academic peers
in the very different mainstream disciplines to which it relates.
I have felt for a long time (and I am not alone) that we archaeoastronomers
need to be talking rather less to each other and far more
to our anthropological, archaeological, historical, and astronomical
colleagues. But they need to be persuaded to listen. […]"
In
his lectures (available on the Web) Clive has characterized
archaeoastronomy as "a field with academic work of high quality
at one end but uncontrolled speculations bordering on lunacy
at the other.">>
Je
ne suis rien dans le monde académique ni n'ai demandé aux
auteurs la permission de les citer, je le dis non pour m'opposer
à leurs mots mais pour éviter des malentendus, puisque le
fait de les mentionner n'implique en aucune façon de leur
part la reconnaissance d'un travail qu'ils ignorent. Cependant,
je trouve les deux paragraphes très intéressants et dignes
d'attention, puisque, dans une large mesure, tout au long
de plusieurs années j'ai commis une bonne partie des erreurs
que mentionne le Dr. Ruggles et, plus encore, je n'ai pas
été capable de trouver un seul interlocuteur, ayant ainsi
la désagréable impression de ne parler qu'avec moi-même. D'autre
part, en nous référant au cromlech pyrénéen, je comprends
que, en plus des spécialistes cités, parmi les collègues disons
académiques, il serait nécessaire la collaboration de linguistes
qui puissent réaliser une étude sérieuse de la toponymie de
toute la péninsule ibérique en essayant de l'axer sur le premier
millénaire av.J.C. sous "nommeur" basque, et surtout, bien
qu'il soit nécessaire de se garder des "spéculations incontrôlées
qui frôlent la folie", il est indispensable de réaliser des
'spéculations contrôlées', le plus contrôlées possibles si
l'on veut, mais dans des matières en elles-même éthérées et
de toute évidence ésotériques qui, s'il est vrai qu'elles
ne respectent aucune règle académique que nous voulons établir,ouvrent
de façon perceptible les portes de l'éventuelle signification
et du mystère du cromlech que la rigueur académique n'a pas
su ouvrir.
On
termine en ayant l'impression qu'au fur et à mesure qu'on
avance dans le travail, plein de vestiges différents oú on
se voit soudain cerné d'éléments difficiles à classer, qu'un
essai de définition prématurée de ce qui n'est qu'intuition
peut rendre difficile la résolution et la compréhension finale
du problème. Archéoastronomie versus archéologie-astronomie,
anthropologie, topographie, histoire, linguistique,etc., avec
leurs règles respectives, oui. Mais attention, le fond du
cromlech pyrénéen, bien que très lié à elles, n'est pas dans
ces disciplines académiques; il est plutôt:
- Dans
le paysage quand on le regarde d'une façon actuellement
bizarre la leur, mais sur le terrain, pas
dans un bureau. Dans les alignements et dans la disposition
des montagnes.
- Dans
l'engrenage céleste vu avec les yeux de Arato pour
citer quelqu'un des levers et des couchers simultanés
des astres en relation avec l'horizon étudié.
-
Dans la mythologie de Babylone, d'Égypte, de Grèce, de
Rome, etc.
- Dans
les auteurs classiques, presque sans distinction, qui
mentionnent concrètement à certaines occasions, comme
Hesiode dans certains versets de Travaux et Jours,
des éphémérides astronomiques reconnaissables dans certains
groupes de cromlechs. Ou dans d'autres auteurs qui, de
façon plus détournée, tel Homère dans le récit énigmatique
de la grotte d'Itaque [ Odyssée, chant XIII 102-112],
dont Porphyre souligne l'ésotérisme, pas moins de sept
siècles plus tard, dans l'Antre des Nymphes de
l'Odyssée oú se concretise dans une bonne mesure la
scatologie qui put être celle des constructeurs du cromlech,
reliée à son tour avec celle exposée par Franz Cumont
dans Astrology and Religion among the Greeks and Romans
(1912), Kessinger Publishing Company, Montana, page 167
et suivantes.
-
Dans des auteurs plus ou moins contemporains comme Cumont
déjà cité, Valentia Straiton, J. Norman Lockyer, Adrian
Gilbert, etc., qui, avec des erreurs sauf Cumont,
car Cumont est très fiable et bien documenté soulignent
des idées qui "collent" aussi bien au cromlech qu'à l'époque
obscure et reléguée oú les religions célestes dominèrent.
Et même, la lecture attentive de L'ésotérisme qu'est-ce
que l'ésotérisme? Anthologie de l´ésotérisme occidental
de Pierre A. Riffard, Éditions Robert Laffont, S.A., 1990,
dont la quatrième réimpression est de 1996, à côté des
références que cite le livre, fournit une idée assez précise,
sans même le mentionner, de la signification religieuse
du cromlech. Ainsi, à la page 335: <<
"Les Chaldéens" en réalité les prêtres de Babylone
furent les premiers à avancer la thèse d'une analogie
entre les planètes et les âmes", information qui selon
l'auteur provient de Philon d'Alexandrie13 a. C.,
54 d. C.; à la page 467, il dit: " D'autre part,
l'orphisme et le pythagorisme ont développé une mystique
astrale. Pour les grecs antiques, durant le solstice d'été,
les âmes descendaient du ciel vers la terre par la porte
du Cancer, appelée porte de hommes, et retournaient de
la terre vers le ciel durant le solstice d'hiver, par
la porte du Capricorne, appelée porte des dieux (Porphyre,
L'antre des nymphes de l'Odyssée).>>
En
définitif, en évitant "la spéculation incontrôlée qui frôle
la folie", on ne peut éluder, si l'on prétent pénétrer la
connaissance du cromlech, une certaine 'spéculation contrôlée':
spéculer sur quelque chose en rapport avec le cromlech, contrôler
et rectifier quand il y a lieu. La comparaison cromlech
= étoile s'effectue, en bonne partie, avec l'aide de l'astronomie
classique, mais se rapprocher de la signification authentique
et du pourquoi de telles représentations oblige à pénétrer
dans des connaissances et des sentiments oubliés, peut-être
à cause du caractère mystérieux de cette religion qui, dans
une certaine mesure, donne l'impression qu'elle est proche
de certains mystères de l'époque: Mystères d'Éleusis, Mystères
de Dyonisos…?, comme hypothèse de travail je dirais 'mystères
naturels', impossibles à concrétiser pour le moment mais sur
lesquels on peut trouver des écrits bien fondés en rien ésotériques,
scientifiques, qui d'une certaine manière s'unissent et éclairent
les études documentées de Franz Cumont sur le 'mysticisme
astral', expression et concept que développe cet auteur dans
le chapitre V page 139 du livre déjà cité Astrology
and Religion among the Greeks and Romans, qui commence
en s'étonnant du succès d'une religion aride et absconse basée
sur les théories de la mécanique céleste…<<La
réponse est que ce puissant système, qui s'engendre lui-même
pour satisfaire l'intelligence, en appelle de façon plus efficace
à l'émotion. Si les cultes de l'est avaient pour but
de répondre à toutes les questions que l'homme se pose concernant
l'univers et lui-même, ils avaient aussi comme objectif de
remuer leurs émotions, en réveillant en lui l'impulsion de
l'extase.>> […] pour insister
plus loin, <<…cette émotion
cosmique que sent tout homme et qu'il transforme en sentiment
religieux.>> Les caractères gras
sont de moi, je dirais que Cumont, comme auparavant les stoïques,
peu après les constructeurs du cromlech, donne la clé pour,
une fois contrôlées les 'spéculations incontrôlées' et les
émotions que produit, au moins chez certains, la contemplation
de la nature, y compris la voûte céleste, aborder et pressentir
l'état de transe par lequel durent passer les 'inventeurs',
d'abord des religions astrales, puis de l'expression artistique
qui se concrétisa dans le cromlech pyrénéen, qui est autant
le fruit d'une technique astronomique épurée que la connaissance
d'un territoire dont on ne peut tirer parti que comme support
d'une oeuvre d'art sous l'influence d'émotions qui, sans essayer
de les définir encore, durent bien exister. Comment alors
ne pas courir après elles, au risque de perdre presque le
contrôle, mais avec l'espoir de découvrir le pourquoi de constructions
qui, en ce qui concerne la pure technique astronomique, sont
une authentique et véritable merveille?
Cumont,
dans l'oeuvre citée plus haut et depuis la première page,
laisse peu à peu des traces qui cadrent facilement avec la
religion oubliée qui put inspirer le cromlech, au moins comme
hypothèse initiale de travail. On peut extraire de cette oeuvre:
-
De la page 21: an citant à Jastrow, Die Religion
Babyloniens und Assyriens, ii., p. 432 <<
La science de l'observation du ciel, peu à peu perfectionnée
par les prêtres, devint en leurs mains un corps de doctrine
astrale, qui ne perdit jamais l'empreinte de l'école,
mais qui permit cependant l'entière religion babylonienne,
et la transforma au moins en partie.>>
-
De la page 23: << Le Prof.
Jastrow, le meilleur juge en la matière, n'a pas hésité
à considérer le vrai culte sidéral, celui qui naquit
à Babylone sous l'influence des théories érudites
développées par la caste sacerdotale, comme une nouvelle
religion.>>
-
De la page 24: << Les nouvelles
doctrines furent réconciliées ou combinées, après une
transformation, avec les anciens crédos en plaçant le
domaine des dieux dans les étoiles ou en les identifiant
avec celles-ci.>>
-
De la page 26: << On pourrait
considérer comme prouvé que cette religion atteignit
toute sa splendeur au sixième siècle av.J.C.>>
On
est loin de citer, bien qu'il soit prévu de le faire, toutes
les références classiques à la croyance de deux portes du
passage des âmes, l'une, la porte nord, à la naissance, et
l'autre pour retourner après la mort de l'homme vers le ciel
par le côté oú le chemin des planètes croise la Voie Lactée
du Scorpion au Capricorne. Pour le moment, il semble plus
urgent d'effectuer quelques éclaircissements suggérés par
les références déjà étudiées. En premier lieu, on a préféré
leur attribuer le titre de portes célestes de Macrobe
au lieu de leur donner le nom d'un autre auteur plus ancien
, car on comprend que c'est dans les Commentaires du Rêve
de Scipion de Cicéron de Macrobe qu'est peut-être donnée
l'explication précise de telles portes en plus d'être la référence
la plus souvent citée par la auteurs qui traitent ce sujet.
En second lieu, on doit souligner l'imprécision parmi les
divers auteurs sur la position qu'occupent dans le ciel les
portes mentionnées, tous coïncident sur le fait qu'elles sont
situées dans les franjes de l'écliptique qui croise la Voie
Lactée, mais diffèrent assez et élargissent excessivement
leur information à l'heure de concrétiser un point exact à
l'intérieur de ces franjes. Par exemple Macrobe spécifie:
<< C'est par celle des hommes
ou Cancer que sortent les âmes qui cheminent vers la terre;
c'est par la porte du Capricorne, ou porte des dieux, que
montent les âmes vers le siège de leur propre immortalité,
et oú elles vont s'installer au nom des dieux; et c'est tout
cela qu'Homère a voulu représenter dans la description de
l'antre d'Itaque.>> Il situe véritablement
les portes aux points solsticiaux de l'époque Cancer et Capricorne,
bien que pour ajouter quelques lignes plus loin: <<
Le premier africain dit aussi au jeune Scipion, en parlant
des âmes des bienheureux, et en lui montrant la Voi
Lactée: "Ces âmes sont parties de ce lieu, et reviennent en
ce lieu.">> Et, sans entrer dans
des énumérations détaillées de divers auteurs, comme contrepoint,
est copiée une partie de tout ce qu'Adrian Gilbert dit à ce
sujet dans Les Rois Mages: - page 341: "En The Mayan
Prophecies, je soulignai, par courtoisie de Hamlet's Mill,
la croyance étendue dans le monde antique selon laquelle aux
deux 'extrêmités' de la Voie Lactée il y avait une porte d'accès
aux étoiles.
Selon
Santillana et Dechend, ces portes se trouvaient sur le point
où l'écliptique, ou trajectoire annuelle du Soleil,
traversait la Voie Lactée. La porte méridionale était près
de la queue du Sagittaire et la septentrionale en Gémeaux,
près de la position de 'la poignée de main' sur Orion.
Cette idée était bien connue du temps des romains et est reprise
par Macrobe, un écrivain du début du Vème siècle av.J.C.>>
Les
manifestations de Macrobe comme celles de Santillana et de
Dechend viennent à démontrer que les portes d'entrée et de
sortie des âmes dans les cieux avaient un emplacement tellement
élastique qu'il est nécessaire de le souligner, car dans le
cromlech pyrénéen elles sont dessinées avec une élasticité
semblable, bien que, jusqu'à maintenant tout au moins, à l'intérieur
de la frange qui, pour la porte nord, va du Taureau aux Gémeaux
et pour la porte sud du Scorpion au Sagittaire. Question sur
laquelle il faudra revenir aussi bien lorsqu'on traitera des
groupes individuellement que dans le résumé qui analysera
les ressemblances et les différences entre les différents
groupes.
Entretemps,
il convient d'éclaircir la chronologie de certains faits pour
lesquels la justesse de la détermination est fondamentale
pour leur acceptation en tant que tels. Nous sommes entrain
d'essayer de trouver la justification religieuse de certains
cromlechs construits vers l'an 600 av.J.C. avec des documents
gréco-latins écrits plusieurs siècles plus tard, qui impliquent
par conséquent que l'exécution de ces cromlechs comme expression
religieuse matérielle a précédé de plusieurs siècles leur
manifestation écrite, au moins en grec. Entreprise qui, tout
bien pesé, n'aurait de fondement que si elle procédait de
principes qui n'auraient pas été générés en Grèce même, mais
si mis à la mode, y adquiérant une certaine vigueur postérieurement.
On considère habituellement que Beroso 340-290 a.C.,
mésopotamien, est l'un des initiateurs de l'astrologie grecque:
ce prêtre Chaldéen de Bel à Babylone écrivit un travail en
grec, en trois livres, sur l'histoire et la culture de Babylone.
Beroso a été largement utilisé par les compilateurs grecs
postérieurs. Dans son premier livre, Beroso décrivit la terre
de Babylone jusqu'à ce que Oanes, moitié homme, moitié poisson
et d'autres divinités issues de la mercomme Ea,
amenèrent la civilisation, et l'histoire de la création selon
la légende primitive qui conduit à un compte-rendu de l'astrologie
chaldéenne. Le deuxième et le troisième livre de Beroso contiennent
la chronologie de Babylone et de la dernière Assyrie à son
déclin. Des textes cunéiformes en langue acadienne- assyrienne-
babylonienne- ont corroboré en grande partie le récit de Beroso.
Les noms originaux des sept prédécesseurs de la civilisation
selon Beroso (Oanes et ses frères) sont inclus dans une tablette
babylonienne tardive trouvée à Uruk (actuellement Warka),
selon l'Encyclopédie Britannique. Une grande partie des écrits
de Beroso, actuellement réduits, apportent un certain support
philosophique et même éthymologique, comme cela a été étudié
dans certains groupes, à la raison ultime du cromlech pyrénéen
et contribuent à le faire glisser sciemment et avec une chronologie
ajustée vers ses origines au Moyen Orient, indépendamment
de que son appui bibliographique actuel, alors que la bibliothèque
d'Alexandrie a disparu, en dehors de l'aide que supposent
certaines tablettes babyloniennes déjà déchiffrées, doive
s'appuyer principalement sur des écrits grecs et latins, certains
très postérieurs à la construction du cromlech, parmi eux
ceux de Beroso peuvent faire partie de l'un des nombreux maillons,
plutôt que perdus, non enchaînés à cette belle histoire.
À Orgarata,
il y a de cela sept ans quelque chose de personnel avait été
dit que j'aimerais répéter:
|
|
<<Tout
au long de huit années, l'auteur a mûri sa théorie sur
ces cromlechs. C'est pour cela que Urgarata est peut-être
le lieu approprié pour procéder à une récapitulation
d'une partie de ce qui a été accumulé dans l'archive
du groupe 0100-01-017 Urgarata.
En
premier lieu, il convient d'indiquer dans le groupe
17 d'Onyi-Mandoegi que l'interprétation astronomique
du cromlech pyrénéen pourrait ne pas être une question
d'astronomes, mais plutôt de modestes contemplateurs
d'étoiles.Le D.R.A.E. ("Diccionario de la Real Academia
Española) définit "contempler" dans sa première acception,
de la manière suivante: <<1. Porter son attention
sur quelque chose de matériel ou de spiritue l>>.
À propos de "contemplateur"- "contemplatif"-, il dit
en deuxième et troisième acceptions: <<2. Qui
contemple. 3. Qui a l'habitude de méditer intensémen
t>>. En même temps il définit "méditer" ainsi:
<<Appliquer la pensée avec une profonde attention
à la considération d'une chose, ou réfléchir aux moyens
de la connaître ou de l'obtenir.>>
J'eus
connaissance du vocable "contemplateur" en relation
avec les étoiles en lisant, traduit à l'espagnol, le
livret d'Edmund James Webb: Les noms des étoiles.
Au premier abord, je me rappelle avoir été choqué par
le mariage des deux termes , "contemplateur" et "étoiles",
mais maintenant je reconnais que c'est le terme adéquat
pour quelqu'un qui essaie de lire dans le firmament
à travers le cromlech pyrénéen sans avoir de connaissances
en astronomie, telle que l'on entend cette science.
Le
livre de Webb est un modèle du genre et déjà dans son
premier chapitre: "La fonction du contemplateur d'étoiles",
il dit des choses comme celles-ci:
C'est
pour cela que j'ai l'espoir d'avoir laissé, dans les
chapitres de ce livre, quelque chose qui puisse intéresser,
et peut-être même être utile, aux contemplateurs d'étoiles,
s'il en reste encore une fois que je serai mort.
Et
je dis "s'il en reste encore" car s'il y en avait beaucoup,
on n'aurait pas à lutter aussi souvent contre la croyance
commune selon laquelle quiconque démontre qu'il est
un contemplateur des étoiles doit, en même temps, être
astronome. Cette erreur est innocente; en parlant vulgairement,
ça amuse les contemplateurs d'étoiles et ça ne fait
de mal à personne. Mais on ne peut pas dire la même
chose de l'erreur opposée et commune; à savoir que l'astronome
doit aussi être un contemplateur d'étoiles. Malheureusement,
de nos jours, il n'y a rien qui soit plus éloigné de
la vérité; on croit très souvent que tout homme qui
sait ce qui se passe à l'intérieur des étoiles doit
avoir la même connaissance de l'aspect du firmament,
et de la même façon on part du principe que si un homme
peut parler avec autorité de ce qu'on pense actuellement
des étoiles, il doit avoir une connaissance également
précise de ce qu'on en pensait habituellement dans l'Antiquité
en d'autres termes, on croit que la connaissance
de l'astronomie actuelle implique d'être également familiarisé
avec son histoire. Dans les pages suivantes, j'espère
convaincre mes lecteurs, si tant est qu'il y en ait
un, que cette supposition n'a pas d'apparences de vérité.
Le
simple contemplateur d'étoiles, bien qu'il ne doive
pas être nécessairement indifférent à ce qui se passe
en leur intérieur, aux atomes et aux composants des
atomes avec lesquels se divertissent les astronomes
modernes, conserve cet amour, ce goût pour l'aspect
du ciel étoilé qu'a possédé l'homme depuis qu'il a été
élevé à la dignité humaine, et qui peut-être lui a permis
de l'atteindre. Pendant qu'il les contemple, il peut
encore sentir la joie du berger homérique, la vénération
des égyptiens et des chaldéens, la curiosité des premiers
mathématiciens. L'étincelante Sirius, aimée, nommée
et étudiée par des hommes qui ont vécu il y a cinq mille
ans, est encore plus attrayante pour lui, encore plus
que sa compagne découverte récemment, une naine blanche
qu' à première vue aucun oeil humain n'a vu ni ne verra
jamais., Et quand il s'agit de découvrir le développement
de l'astronomie antique, le contemplateur d'étoiles
est clairement avantagé par rapport à l'astronome qui
n'est pas un contemplateur. Parce que les premiers astronomes
furent des contemplateurs, sans qu'importe ce que soient
devenus leurs successeurs.
Et,
le chapitre termine: …je suis parvenu cependant à
redécouvrir des vérités oubliées, dont je ne peux m'empêcher
de penser qu'elles ont beaucoup plus de valeur que ce
qu'on leur attribue actuellement.
Edmund
James Weeb mourut le 17 novembre 1945. La lecture du
livre Les noms des étoiles, en plus d'apporter
des enseignements et satisfactions divers invite à penser
que dans cette histoire du cromlech pyrénéen et de sa
signification: contemplateur d'étoiles est à astronome
ce que contemplateur de pierres est à archéologue. Ceci
dit en défense des astronomes et des archéologues. Ce
n'est pas la peine que je dise que, en ce qui me concerne,
je ne me considère que contemplateur d'étoiles et de
pierres.>>
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Pas
mal d'années ont passé depuis que je copiai en applaudissant,
et que plus tard je publiai ces observations de Webb, mais
maintenant je vois que je les avais oubliées, qu'elles étaient
restées en chemin, que je n'ai pas été conséquent et fidèle
envers mes croyances. J'ai longtemps couru après des astronomes
et des archéologues, en croyant qu'en eux pourrait se trouver
la clé de la possible reconnaissance de la théorie du cromlech
= étoile, et même, je commençai à écrire ces notes en m'adressant
à eux en réalité, je vois maintenant que pour persister dans
l'erreur. Le professeur Clive Ruggles commença à éveiller
les doutes a posteriori:' spéculations incontrôlées qui frôlent
la folie', il a évidemment raison, mais, existe-t-il quelqu'un
a priori capable de contrôler les spéculations des autres?,
peut-on mettre des règles à quelque chose qu'on ignore? Des
théories qui plus tard se révélèrent valides ou vraies, ne
sont-elles pas toujours parties, au départ, de spéculations?
Concernant le cromlech pyrénéen, il existe la croyance officielle
généralisée, formulée activement et passivement dans les livres
scolaires et enseignée aux élèves des lycées et aux étudiants
des universités, qu'il s'agit uniquement de monuments funéraires.
Qui est capable de faire sortir de son erreur, ou plutôt de
son indifférence, à un professeur agrégé solvable et prestigieux?
"Écoutez! Pour commencer nous allons parler de quelque chose
qui n'est pas compliqué, les Trois Rois d'Orion qui sont représentés
ici, là et…non, il n'y a rien à faire, ils n'écoutent pas,
et en plus, je vois maintenant, encore un fou en train de
faire des spéculations incontrôlées?"
Enfin,
l'Eldorado de la archéoastronomie ou n'importe quoi
sans la mésestimer, n'est pas en Egypte ni en
Amérique du Sud, il est dans les Pyrénées. La petite localité
de Navarre, Arano, grâce à l'état de conservation des monuments
qu'elle abrite et de ses caractérisques géographiques, pourrait
être, avec Okabe, le centre approprié du point de vue didactique
et productif du point de vue économique, pour entamer la récupération
du cromlech pyrénéen, qu'on est encore à temps de sauver.
Et
vous, qui êtes-vous pour émettre des opinions aussi catégoriques?
Un
monsieur rien du tout dans ces disciplines, incapable d'intéresser
avec tous ses effort à une seule personne solvable et accréditée
en la matière, mais qui continue sa recherche d'une personne
critique, sans idées préconçues, de prestige international
reconnu en archéostronomie (?), ou simplement d'un élève travailleur,
amant de la nature, de la vérité…Quelqu'un qui, en plus, en
dehors des valeurs culturelles, attire l'attention sur l'incalculable
intérêt économique pour les habitants de vastes zones des
Pyrénées, de ces réalités démontrables.
haut
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